Judaïsme


Définition

La définition du Judaïsme ou bien d’une personne juive n’est pas définit clairement. Le manque de définition clair a engendré diverses écoles de traditions.

Il est plus ou moins concensuel que le Judaïsme va au-delà d’une doctrine centrale, qu’il « n’appartient pas à l’esprit du judaïsme » de ne qualifier le judaïsme que part la théologie.

Le judaïsme se fonde principalement sur ses textes fondamentaux. En revanche, il ne sont en pratique pas complètement appliqué correctement.


Présentation

Textes fondamentaux

Le Tanakh rassemble les trois textes ci-dessous. C’est le livre principal.

  • Torah · Loi juive (Ancien testament)
  • Nevi’im · Prophètes
  • Ketouvim · Autres écrits
Le Talmud vient compléter la Torah.

Divinité

Entité au nom ineffable nommée « YHWH » dans les textes.

Qualifiée de :

  • Unique
  • Éternelle
  • Omnipotente
  • Omnisciente

YHWH étant trop sacré pour être prononcé, il est surnomé Adonaï (le Seigneur) et Hashem.

Lieux de culte

  • Synagogue · Principalement pour la prière.
  • Yeshiva · École de théologie juive pour mâles.
  • Séminaire · École de théologie juive pour femelles.

Commandements

Le judaïsme possède 613 Commandements provenant de la Torah. Elles seront listées dans une source. Le Talmud vient compléter ces règles bien que moins pesant que la Torah.

Répartition géographique

Les populations juives se trouvent principalement en Israël et aux États-Unis.

On trouve néanmoins une grande présence de juifs dans les pays ci-dessous.

  • Allemagne
  • Argentine
  • Australie
  • Canada
  • France
  • Palestine
  • Royaume-Unis
  • Russie


Naissance

Ce qui suit relève des actualités archéologiques et n’est en aucun cas présumé réalité absolue. Même si c’est hautement probable.

Le Tanakh se serait inspiré d’une religion polythéiste d’un peuple ancien.

Ce peuple nommé Ougarit date d’au moins 1800 av. JC, a vécu sous domination égyptienne et s’est éteint autour des 1200 av. JC.

Les Ougarits avaient leur propre langue ainsi que leur propre religion.

Pour résumer, cette religion polythéiste ougaritique avaient un Dieu principal « El », et sa femme « Asherah ». Ce Dieu a donné naissance à 70 enfants divins qui se sont tous vu offrir une nation, et Yahwé s’est vu attribué Israël.

Les Israélites se sont ensuite inspiré de la langue pour créer l’hébreux, et de la religion ougaritique afin de dériver le judaïsme en y appliquant d’importantes modifications pour ne considérer qu’une religion monothéiste où YHWH est le seul Dieu unique.

Également, il y eu un moment dans le peuple Israélite où Yahwé avait en guise de femme Ashérah, une version de la religion qui fut interdit mais malgré tout archivée.

Plus d’informations


Branches

Judaïsme réformé

Le judaïsme réformé est apparu pendant le siècle des lumières.

C’est la version moderne du judaïsme. Accent sur :

  • Inclusivité
    Depuis toujours très respectueux et inclusif sur la question des femmes et des personnes LGBT+.
  • Autonomie
    Chaque individu est libre d’étudier la Torah comme il l’entend. Il y a très peu de contrainte.
Malgré tout, le judaïsme réformé souhaite garder l’atmoshpère de la vie dans la communauté juive.

Le processus de conversion est relativement allégé.

Judaïsme conservateur

Créé en réaction au judaïsme réformé.

Le judaïsme conservateur souhaite conserver le côté moderne du judaïsme réformé mais en gardant l’accent près des traditions.

En conséquent, les actions inclusives sont légèrement plus lentes, le rapport à la Loi juvie est bien plus restreinte ainsi que les conversions.

En revanche, la fidelité envers les traditions (comme les fêtes) est importante.

Si les actions inclusives sont plus lentes, cette branche n’en reste pas moins inclusive. Elle prend plus de temps mais en fin de compte, elle s’étalonne également aux nouvelles normes éthique du monde.

Judaïsme orthodoxe

Nom donné aux non-réformés à la création de la branche réformée.

Les orthodoxes sont contre toute lecture critique de la Loi juive, et veulent rester le plus fidèle possible au texte original, problématique ou non.

Cela va de soit qu’ils sont très traditionnaux, conservateurs et strictes en tout point.

Certaines personnes qui s’y trouvent refusent de considérer en faire parti car ce sont bien les juifs réformés qui les ont appelé ainsi.


Sujets moraux

Référence morale : écrits uniquement.

Travestissement

Dans les textes

Le travestissement est interdit.

« Une femme ne portera point un habillement d'homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme; car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Eternel, ton Dieu. » · Deutéronome 22:5

Dans les faits

Peu de données. Certainement étalonné aux valeurs de chaque branche.

Homosexualité

Dans les textes

L’Ancien testament ne condamne pas les relations homosexuelles comme il est souvent mentionné. Voici mon analyse.

Dans le vers ci-dessous, souvent cité comme « interdisant l’homosexualité », le mot « comme » (que ce soit en français ou en hébreux dans sa langue originale) se traduit par « de la même façon ».

En conséquence, ce qui est condamné ici sont les relations sexuelles masculines effectuées de la même façon qu’une relation sexuelle hétérosexuelle (i.e. la pénétration anale).

« Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination. » · Lévitique 18:22

Dans les faits

  • Judaïsme réformé : accepté
  • Judaïsme conservateur : accepté
  • Judaïsme orthodoxe : rejeté − Même si les textes ne le rejette pas.

Transidentité

Dans les textes

Aucune mention de transidentité dans la Torah. Ce n’est en conséquent pas interdit.

Dans les faits

Judaïsme réformé et judaïsme conservateur tolérants.

Le judaïsme orthodoxe est en revanche et sans surprise intolérant. Voici les arguments :

« Vous n'offrirez point à l'Eternel un animal dont les testicules ont été froissés, écrasés, arrachés ou coupés; vous ne l'offrirez point en sacrifice dans votre pays. » · Lévitique 22:24
Les orthodoxes considèrent que ce verset s’applique également aux humains et l’utilisent pour lutter contre la pratique de la chirurgie de réassignation sexuelle.
  • Cela ne condamne pas les personnes trans FtM.
  • Le verset ne parle pas de transidentité.
  • Le verset ne parle pas d’humain.
  • Le verset vise uniquement la chirurgie, non pas la transidentité.
Le second argument est :
« Une femme ne portera point un habillement d'homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme; car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Eternel, ton Dieu. » · Deutéronome 22:5
Malheureusement pour vous mes chers orthodoxes, une femme transgenre est une femme, elle n’enfreint donc pas cet interdit. De même, un homme transgenre est un homme, il n’enfreint donc pas cet interdit.

Non-binarité

Dans les textes

Il semble que la Torah ne mentionne pas la non-binarité.

En revanche, le Talmud mentionne une créature nommée androgynos, une créature n’ayant pas de genre binaire.

« L'androgynos est, à certains égards, comme les hommes ; à d'autres égards, comme les femmes ; à d'autres encore, comme les hommes et les femmes ; et, enfin, à certains égards, ni comme les hommes ni comme les femmes. [...] L'androgynos est une créature en soi (בריה בפני עצמה), et les sages n'ont pas pu trancher s'il est homme ou femme. » · Mishnah Bikkourim 4:1-5

Les textes semblent ne pas ignorer son existence sans pour autant la discriminer.

Dans les faits

Peu de données. Certainement étalonné aux valeurs de chaque branche.

Violences sexuelles

Dans les textes

Dans la Torah, les viols ne sont pas considérés comme un crime.

La notion n’existe même pas dans le texte. Les femmes sont objectifiées à l’extrême.

« Si l'on trouve un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous deux, l'homme qui a couché avec la femme, et la femme aussi. Tu ôteras ainsi le mal du milieu d'Israël. » · Deutéronome 22:22
« Si une jeune fille vierge est fiancée, et qu'un homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les amènerez tous deux à la porte de la ville, vous les lapiderez, et ils mourront, la jeune fille pour n'avoir pas crié dans la ville, et l'homme pour avoir déshonoré la femme de son prochain. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. » · Deutéronome 22:23-24
« Mais si c'est dans les champs que cet homme rencontre la jeune femme fiancée, lui fait violence et couche avec elle, l'homme qui aura couché avec elle sera seul puni de mort. » · Deutéronome 22:25
« Si un homme rencontre une jeune fille vierge non fiancée, lui fait violence et couche avec elle, et qu'on vienne à les surprendre, l'homme qui aura couché avec elle donnera au père de la jeune fille cinquante sicles d'argent; et, parce qu'il l'a déshonorée, il la prendra pour femme, et il ne pourra pas la renvoyer, tant qu'il vivra. » · Deutéronome 22:28-29
« peut-être verras-tu parmi les captives une femme belle de figure, et auras-tu le désir de la prendre pour femme. Alors tu l'amèneras dans l'intérieur de ta maison. Elle se rasera la tête et se fera les ongles, elle quittera les vêtements qu'elle portait quand elle a été prise, elle demeurera dans ta maison, et elle pleurera son père et sa mère pendant un mois. Après cela, tu iras vers elle, tu l'auras en ta possession, et elle sera ta femme. Si elle cesse de te plaire, tu la laisseras aller où elle voudra, tu ne pourras pas la vendre pour de l'argent ni la traiter comme esclave, parce que tu l'auras humiliée. » · Deutéronome 21:11-14

La Torah n’utilise pas de terme pour décrire des relations sexuelles forcées. De ce fait, on ne peut que deviner qu’il s’agit d’un viol via le contexte.

« humilier », « faire violence », « elle est censée crier » sont les indicateurs de violences sexuelles.

Je pense qu’il n’est pas nécessaire de relever chaque soucis dans ces versets. Le viol en soi n’est pas considéré comme un crime, seul le contexte importe.

Les femmes non-vierges sont exclues.

Les femmes en captivité sont des objets, une simple dégrétion face à la considération des femmes juives étant des propriétés à leur fiancé ou leur père.

Bref, la Torah a une vision extrêmement dégoûtante des femmes et des violences sexuelles.

Dans les faits

Traités par les systèmes judiciaires.

Avortement

Dans les textes

Seul un verset concerne un « avortement ».

« Si des hommes se querellent, et qu'ils heurtent une femme enceinte, et la fassent accoucher, sans autre accident, ils seront punis d'une amende imposée par le mari de la femme, et qu'ils paieront devant les juges. Mais s'il y a un accident, tu donneras vie pour vie, oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure. » · Exode 21:22-25

Ce n’est pas réellement un avortement, et l’acte en soi n’est pas condamné.

On peut déduire que l’avortement n’est pas interdit dans le judaïsme.

Dans les faits

  • Judaïsme réformé : accepté
  • Judaïsme conservateur : accepté
  • Judaïsme orthodoxe : rejeté − Aucune raison apparente.

Suicide

Dans les textes

Les Commandements ne mentionnent pas de position concernant le suicide.

Il semblerait que le texte ne condamne pas le suicide.

Dans les faits

Certaines personnes considèrent que certains versets concernant les homicides inclu le meurtre à soi-même.

Or, le mot hébreux qui décrit le meurtre (רצח) n’a jamais inclu soi-même.

Quoi qu’il en soit, certaines personnes déconseillent, voir considèrent le suicide comme un péché mais ce n’est pas partagé par d’autres. Je ne connais pas les proportions.

Meurtre

Dans les textes

Les meurtres sont interdits et punits de peine de mort.

« Tu ne commettras pas de meurtre. » · Exode 20:13
« Celui qui frappera un homme mortellement sera puni de mort. » · Exode 21:12

Étant donné la nature du mot meurtre en hébreux (רצח), il est assez logique de discerner un meurtre illégal et un meurtre justifié moralement.

Dans les faits

Traité par les système judiciaires.

Traitement non-croyants

Dans les textes

Les textes de la Torah ne parlent pas de « non-croyants » mais de personnes venant d’autres nations.

Contexte : encontres avec d’autres peuples de façon hostile
« Tu ne contracteras point de mariage avec ces peuples, tu ne donneras point tes filles à leurs fils, et tu ne prendras point leurs filles pour tes fils; car ils détourneraient de moi tes fils, qui serviraient d'autres dieux, et la colère de l'Eternel s'enflammerait contre vous: il te détruirait promptement. Voici, au contraire, comment vous agirez à leur égard: vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs statues, vous abattrez leurs idoles, et vous brûlerez au feu leurs images taillées. » · Deutéronome 7:3-5

Il semblerait que la Loi n’incite pas à la politesse avec les personnes non-juives (autres nations).

« Si un étranger vient séjourner avec vous dans votre pays, vous ne l'opprimerez point. Vous traiterez l'étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous; vous l'aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d'Egypte. Je suis l'Eternel, votre Dieu. » · Lévitique 19:33-34

Appelons cela de la discrimination passive-agressive.

Dans les faits

Peu de données. Probablement comme partout ; certains les traitent mal, certains non.


Autres sujets

Vie après la mort

TBD

Fin du monde

TBD

Prosélytisme

TBD

Hiérarchie

Rabbin

Autorité spirituelle reconnue et officielle. Exerce les fonctions ci-dessous.

  • Arbitre religieux
  • Acteur de la chaîne de transmission de savoir
  • Autorité morale
  • Exemple à suivre
  • Officiant

Les femmes y ont plus ou moins facilement accès en fonction de la branche de la religion.

Lévite/Cohen

Prêtre. Ne peuvent être que des mâles descendants d’Aaron (personnage biblique).

Les lévites et cohens étaient surtout au service du Second temple. Aujourd’hui, ils assurent principalement le Rachat du premier-né et la Bénédiction sacerdotale.

Officiant

Facilite la prière collective. Fonction souvent exercée par un rabbin mais peut être exercé par n’importe qui de la communauté en capacité.

Il est courant que pour les obsèques de décès, ce soit un proche qui prenne le rôle.

Gabbaï

Désigne les officiants.

Dayan

Juge rabbanique, expert de la Torah. Il dirige un tribunal (beth din) et est appelé pour les raisons ci-dessous.

  • Litiges financiers
  • Litiges matrimoniaux
  • Conversions au judaïsme
  • Remise du guett

Mashgia’h

Selon le contexte, il peut exercer les fonctions ci-dessous.

  • En cacherouth : Surveille et certifie la fabrication et distribution de marchandise et aliments pour respecter la Torah.
  • En Yeshiva : Expert en éthique juive, professeur de cette même matière.

Gaon

Directeur de Yeshiva.

Sofer

Scribe appelé pour les occasions ci-dessous.

  • Rouleaux de la Torah
  • Rouleaux de la téfiline
  • Rouleaux des mezouzots
  • Ketoubot
  • Guittin

Hazzan

Vocaliste de profession, lead lors de cérémonies et rites.

Baal korè

Lecteur de la section hebdomadaire de la Torah.

Chamach

Entretient les synagogues.

Mohel

Expert des circoncisions.

Sohet

Chargé d’abattre les bêtes lors de cérémonies ou rites.


Sources